Hypothyroïdie
L’hypothyroïdie est la conséquence d’une faible production d’hormones par la glande thyroïde. La thyroïde est une glande située à la base du cou qui régularise les fonctions métaboliques. En effet, la glande thyroïde contrôle l’énergie musculaire, l’humeur, la concentration, la température du corps, etc. Elle détermine ainsi la vitesse du fonctionnement des cellules et organes.
L’hypothyroïdie est affection qui touche surtout les femmes. Au Canada, environ 1 % des adultes souffrent d’hypothyroïdie, les femmes étant 2 à 8 fois plus touchées que les hommes. La prévalence de la maladie augmente avec l’âge, pour atteindre plus de 10 % après 60 ans
Causes
- Maladie de Basedow (ou de Graves)
- Goitre multinodulaire toxique (qui se développe en réponse à une demande métabolique particulière, p. ex. durant la grossesse)
- Cancer de la glande thyroïde
- La thyroïdite post-partum (survenant 2-6 mois après l’accouchement) est une forme bénigne
De nos jours, les principales causes d’hypothyroïdie dans les pays industrialisés sont les suivantes :
Une thyroïdite de Hashimoto
Cette maladie auto-immune provoque la destruction de la glande thyroïde par le système immunitaire. Les scientifiques ne peuvent expliquer ce qui déclenche cette maladie. Elle apparaît parfois à la suite d’un stress ou d’une infection virale, chez des personnes qui y seraient prédisposées.
Un traitement qui altère la glande thyroïde
Un traitement à l’iode radioactif pour soigner une hyperthyroïdie ou une chirurgie pour enlever la glande thyroïde (en raison d’un nodule, d’une tumeur ou d’un cancer à la thyroïde) engendre une hypothyroïdie permanente dans environ 80 % des cas. Aussi, un traitement de radiothérapie au cou cause une hypothyroïdie passagère dans environ 50 % des cas, et une hypothyroïdie permanente dans environ 25 % des cas.
Une thyroïdite post-partum
Chez 8 à 10 % des femmes, une réaction auto-immune contre la thyroïde peut se déclencher quelques semaines à quelques mois après l’accouchement15. On parle alors de thyroïdite « post-partum ». Dans 40 % des cas, cette thyroïdite entraîne une hypothyroïdie, dont les symptômes sont plus ou moins marqués. Ils sont le plus souvent transitoires.
D’autres causes plus rares
- Certains médicaments comme le lithium, par exemple
- Une anomalie congénitale de la glande thyroïde, c’est-à -dire présente dès la naissance. Il arrive que la glande ne se développe pas normalement, ou encore qu’elle fonctionne mal. Dans ce cas, l’hypothyroïdie est dépistée quelques jours après la naissance grâce au test sanguin systématique.
- Un mauvais fonctionnement de l’hypophyse, la glande qui régule la thyroïde par l’hormone TSH (représente moins de 1 % des cas).
- Une infection bactérienne ou virale à la glande thyroïde.
- Voir les sections Personnes à risque et Facteurs de risque.
Symptômes : la manifestation de ces symptômes peut s’étaler sur des mois ou des années
- Grande fatigue
- Chute des cheveux, cheveux fins et secs
- Ongles cassants (↓de la synthèse des protéines)
- Peau sèche, épaississement de la peau
- Visage inexpressif
- Engourdissements et picotements des doigts
- Troubles menstruels : ménorragie ou aménorrhée
- Baisse de la libido
- ↓ température, ↓ pouls
- Prise de poids malgré que l’appétit n’ait pas changé (↓M.B.)
- Lenteur mental, moins alerte, baisse de l’initiative, somnolence, perte de mémoire (due à ↓ débit sanguin cérébral secondaire à ↓ débit cardiaque)
- Oedème des mains, des pieds, de la langue accumulation de sucres complexes
- Élocution lente
- Intolérance au froid a toujours froid
- Constipation
- Faiblesse musculaire
- ↓ transpiration
- Pâleur
- Hypersensibilité à certains médicaments (narco, analgésiques, hypnotiques)
Épreuves diagnostiques
- Tests sanguins (TSH, T3, T4)
- Fixation d’iode radioactif (mesure le taux de fixation de l’iode par la thyroïde)
- Scintigraphie de la thyroïde
- Biopsie par aspiration à l’aiguille
- Échographie
- Examen et palpation de la glande
Traitements
Médication : Lévothyroxine (synthroïd, eltroxin)
L’hypothyroïdie est une maladie qui ne se guérit pas, mais se contrôle très bien en prenant quotidiennement des hormones thyroïdiennes de remplacement. L’apport d’hormones permet de compenser le mauvais fonctionnement de la thyroïde et de rétablir un métabolisme normal.
Autres références sur Internet


