Maladie pulmonaire obstructive

La bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) ou maladie pulmonaire obstructive chronique (MPOC) se caractérise par l’obstruction progressive et irréversible des voies respiratoires.  Elle peut être causée par la bronchite chronique ou l’emphysème.

Vidéo Youtube: MPOC

Les statistiques officielles rĂ©vèlent que plus de 700 000 Canadiens ont reçu un diagnostic de MPOC  soit 2,3 % de la population canadienne. Il y a probablement des milliers d’autres personnes qui ont la MPOC. Plusieurs personnes atteintes de MPOC n’ont pas encore Ă©tĂ© diagnostiquĂ©es.[Source: Le Bulletin National sur la MPOC (PDF)].

La MPOC est en plein essor et des mĂ©decins estiment qu’elle sera la troisième principale cause de dĂ©cès dans le monde d’ici 2020. Aujourd’hui, plusieurs patients atteints de MPOC sont des femmes. De plus en plus de femmes qui ont commencĂ© Ă  fumer pendant les annĂ©es 1960 reçoivent maintenant un diagnostic de MPOC.

Bronchite chronique

La bronchite chronique rĂ©sulte du rĂ©trĂ©cissement des voies respiratoires et  de l’obstruction partielle de celles-ci.  Une personne est atteinte de bronchite chronique quand elle a une toux productive qui persiste plus de trois mois par annĂ©e pendant deux annĂ©es consĂ©cutives.

Les bronches irritées par le tabac ou par l’exposition prolongée à des substances toxiques produisent du mucus en excès. Il s’ensuit une toux de plus en plus forte afin de dégager les voies respiratoires.

Les substances irritantes inhalées entraînent une dilatation des glandes muqueuses et une multiplication des cellules qui sécrètent le mucus. Les cils situés sur les parois des voies respiratoires sont endommagés  et ne peuvent plus évacuer le mucus vers la gorge. La rétention du mucus dans les bronchioles favorise la multiplication des bactéries et accroît les risques d’inflammation et d’infection.  Les parois de bronchioles s’épaississent, leur lumière rétrécit et les mucosités peuvent bloquer les V.R. Les bronchioles  étant obstruées par le mucus, elles opposent une résistance à la ventilation des poumons.  De nombreuses régions du poumon ne sont pas ventilées et la diffusion d’O2 ne peut pas se faire.

Causes et facteurs de risque

Le tabagisme est un facteur important dans l’apparition de la bronchite chronique obstructive. Si la BPCO est traditionnellement associĂ©e aux fumeurs, plus de 15 % des cas surviennent toutefois chez des non-fumeurs. Les Ă©tudes publiĂ©es dans The Lancet montrent du doigt l’exposition Ă  la fumĂ©e secondaire, mais s’interrogent Ă©galement sur de possibles prĂ©dispositions gĂ©nĂ©tiques.

  • Tabagisme
  • Infections respiratoires Ă  rĂ©pĂ©titions
  • Exposition prolongĂ©e Ă  la poussière et aux produits chimiques en milieu de travail

SymptĂ´mes

  • Expectorations muco-purulentes abondantes le matin
  • Toux productive (grasse)  (surtout l’hiver)
  • DyspnĂ©e surtout Ă  l’effort, Ă©voluant vers l’essoufflement constant
  • FrĂ©quentes infections respiratoires
  • Cyanose
  • Hippocratisme digital  (dans les stades avancĂ©s)

Traitement et soins infirmiers

La spiromĂ©trie est un examen de la fonction respiratoire permettant de mesurer le volume d’air que la personne peut inspirer et expirer dans un dĂ©lai dĂ©terminĂ©. Ce test peut ĂŞtre utilisĂ©e afin de dĂ©pister une maladie respiratoire et de surveiller l’Ă©volution d’une maladie et l’efficacitĂ© des traitements. Ce test est actuellement la mĂ©thode privilĂ©giĂ©e pour dĂ©montrer l’obstruction des voies respiratoires chez les adultes. rĂ©f:Alan Kaplan, MD, et al.

  • AntibiothĂ©rapie si infection
  • Cesser de fumer
  • Hydratation
  • MĂ©dicaments : bronchodilatateurs, anti-inflammatoires
  • Surveiller coloration, respiration, saturation, toux, TÂş si infection, et expectorations.  Encourager Ă  expectorer.
  • Administrer oxygène Ă  faible dĂ©bit

Voici des stratégies qui peuvent être adoptées pour prévenir les exacerbations :

  • la vaccination annuelle contre l’influenza (elle a clairement fait ses preuves dans la rĂ©duction du risque d’exacerbations);
  • l’Ă©vitement des contacts avec des personnes malades, en particulier durant la saison de la grippe;
  • la vaccination antipneumococcique (prĂ©conisĂ©e dans les recommandations);
  • l’abandon du tabac et l’Ă©vitement de la fumĂ©e secondaire;
  • les pharmacothĂ©rapies Ă©prouvĂ©es sur le plan clinique (elles peuvent rĂ©duire la frĂ©quence des exacerbations de 20 Ă  25 %);
  • les Ă©tudes montrent Ă©galement que les traitements non pharmacologiques tels que la rĂ©adaptation pulmonaire et l’exercice rĂ©gulier rĂ©duisent le nombre de consultations mĂ©dicales et de sĂ©jours Ă  l’hĂ´pital. Les programmes d’autoprise en charge de la maladie se sont aussi rĂ©vĂ©lĂ©s bĂ©nĂ©fiques. rĂ©fĂ©rences : Meyer Balter, M.D.

Échelle de dyspnĂ©e du conseil mĂ©dical MPOC (Ă©valuation de l’incapacitĂ©)

Grade 1 Le patient est essouflĂ© Ă  l’effort vigoureux

Grade 2 Le patient manque de souffle lorsqu’il marche rapidement sur une surface plane ou qu’il monte une lĂ©gère pente

Grade 3 Le patient marche plus lentement que les individus du même âge sur une surface plane ou arrête pour reprendre son souffle

Grade 4 Le patient arrête pour reprendre son souffle après avoir marché 100 m.

Grade 5 Le patient est trop essoufflĂ© pour quitter la maison ou s’essouffle lorsqu’il s’habille.

Traitements

La BPOC ou MPOC est une maladie traitable mais non curable. Une stratégie de prise en charge va améliorer la qualité de vie de la personne sans la guérir.

  • Bronchodilatateurs
  • Antibiotiques lors d’infections
  • CorticostĂ©roĂŻdes (anti-inflammatoires)
  • Oxygène avec prudence (SaO2 trop haute peut entraĂ®ner un arrĂŞt respiratoire, viser +/- 92 %)
  • Rééducation pulmonaire (lèvres pincĂ©es)
  • Vaccination antigrippale (prĂ©vient les exarcerbations
  • ArrĂŞt du tabagisme correspond Ă  l’unique stratĂ©gie pouvant retarder l’Ă©volution de la maladie
  • Petits repas frĂ©quents
  • Hydrater
  • Doser les pĂ©riodes d’activitĂ© et de repos

Autres références sur internet :








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