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Bronchopneumopathie (BPOC)

La bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) ou maladie pulmonaire obstructive (MPOC) se caractérise par l’obstruction progressive et irréversible des voies respiratoires.  Elle peut être causée par la bronchite chronique ou l’emphysème.

bronchite chronique

Les statistiques officielles rĂ©vèlent que plus de 700 000 Canadiens ont reçu un diagnostic de MPOC  soit 2,3 % de la population canadienne. Il y a probablement des milliers d’autres personnes qui ont la MPOC. Plusieurs personnes atteintes de MPOC n’ont pas encore Ă©tĂ© diagnostiquĂ©es.[Source: Le Bulletin National sur la MPOC (PDF)].

La MPOC est en plein essor et des mĂ©decins estiment qu’elle sera la troisième principale cause de dĂ©cès dans le monde d’ici 2020. Aujourd’hui, plusieurs patients atteints de MPOC sont des femmes. De plus en plus de femmes qui ont commencĂ© Ă  fumer pendant les annĂ©es 1960 reçoivent maintenant un diagnostic de MPOC.

Bronchite chronique

La bronchite chronique rĂ©sulte du rĂ©trĂ©cissement des voies respiratoires et  de l’obstruction partielle de celles-ci.  Une personne est atteinte de bronchite chronique quand elle a une toux productive qui persiste plus de trois mois par annĂ©e pendant deux annĂ©es consĂ©cutives.

Les bronches irritées par le tabac ou par l’exposition prolongée à des substances toxiques produisent du mucus en excès. Il s’ensuit une toux de plus en plus forte afin de dégager les voies respiratoires.

Les substances irritantes inhalées entraînent une dilatation des glandes muqueuses et une multiplication des cellules qui sécrètent le mucus. Les cils situés sur les parois des voies respiratoires sont endommagés  et ne peuvent plus évacuer le mucus vers la gorge. La rétention du mucus dans les bronchioles favorise la multiplication des bactéries et accroît les risques d’inflammation et d’infection.  Les parois de bronchioles s’épaississent, leur lumière rétrécit et les mucosités peuvent bloquer les V.R. Les bronchioles  étant obstruées par le mucus, elles opposent une résistance à la ventilation des poumons.  De nombreuses régions du poumon ne sont pas ventilées et la diffusion d’O2 ne peut pas se faire.  

Causes et facteurs de risque

Le tabagisme est un facteur important dans l’apparition de la bronchite chronique obstructive. Si la BPCO est traditionnellement associĂ©e aux fumeurs, plus de 15 % des cas surviennent toutefois chez des non-fumeurs. Les Ă©tudes publiĂ©es dans The Lancet montrent du doigt l’exposition Ă  la fumĂ©e secondaire, mais s’interrogent Ă©galement sur de possibles prĂ©dispositions gĂ©nĂ©tiques.

  • Tabagisme
  • Infections respiratoires Ă  rĂ©pĂ©titions
  • Exposition prolongĂ©e Ă  la poussière et aux produits chimiques en milieu de travail

SymptĂ´mes

  • Expectorations muco-purulentes abondantes le matin
  • Toux productive (grasse)  (surtout l’hiver)
  • DyspnĂ©e surtout Ă  l’effort, Ă©voluant vers l’essoufflement constant
  • FrĂ©quentes infections respiratoires
  • Cyanose
  • Hippocratisme digital  (dans les stades avancĂ©s)

Traitement et soins infirmiers

  • AntibiothĂ©rapie si infection
  • Cesser de fumer
  • Hydratation
  • MĂ©dicaments : bronchodilatateurs, anti-inflammatoires
  • Surveiller coloration, respiration, saturation, toux, TÂş si infection, et expectorations.  Encourager Ă  expectorer.
  • Administrer oxygène Ă  faible dĂ©bit

Voici des stratégies qui peuvent être adoptées pour prévenir les exacerbations :

  • la vaccination annuelle contre l’influenza (elle a clairement fait ses preuves dans la rĂ©duction du risque d’exacerbations);
  • l’Ă©vitement des contacts avec des personnes malades, en particulier durant la saison de la grippe;
  • la vaccination antipneumococcique (prĂ©conisĂ©e dans les recommandations);
  • l’abandon du tabac et l’Ă©vitement de la fumĂ©e secondaire;
  • les pharmacothĂ©rapies Ă©prouvĂ©es sur le plan clinique (elles peuvent rĂ©duire la frĂ©quence des exacerbations de 20 Ă  25 %);
  • les Ă©tudes montrent Ă©galement que les traitements non pharmacologiques tels que la rĂ©adaptation pulmonaire et l’exercice rĂ©gulier rĂ©duisent le nombre de consultations mĂ©dicales et de sĂ©jours Ă  l’hĂ´pital. Les programmes d’autoprise en charge de la maladie se sont aussi rĂ©vĂ©lĂ©s bĂ©nĂ©fiques. rĂ©fĂ©rences : Meyer Balter, M.D.

L’emphysème

L’emphysème pulmonaire est une affection caractĂ©risĂ©e par la dilatation permanente et excessive des alvĂ©oles avec perte d’Ă©lasticitĂ© des poumons.  Il y a destruction des parois des alvĂ©oles, destruction du rĂ©seau capillaire des alvĂ©oles et resserrement des V.R. qui deviennent plus petites et tortueuses.

Normalement, l’expiration est un phĂ©nomène passif. Dans l’emphysème, parce qu’il y a perte d’Ă©lasticitĂ© et de la distension permanente des alvĂ©oles, les poumons sont dans un Ă©tat d’hyperexpension.

Au lieu d’ĂŞtre une action involontaire, l’expiration devient une action musculaire, le malade doit contracter ses muscles intercostaux pour chasser l’air. La perte d’Ă©lasticitĂ© du poumon amène un affaissement des bronches pendant l’expiration, ce qui cause un obstacle supplĂ©mentaire pour chasser l’air des poumons.

L’air emprisonné dans les alvéoles et la fixation des côtes en position inspiratoire donne au thorax sa forme de tonneau. Les alvéoles distendues aplatissent le diaphragme et augmentent le diamètre du thorax.

Les alvĂ©oles distendues pendant longtemps commencent Ă  se briser et ce processus est souvent accĂ©lĂ©rĂ© par des infections. Il rĂ©sulte des perturbations des Ă©changes O2 et CO2. Les sĂ©crĂ©tions augmentent et sont retenues Ă  cause d’une impossibilitĂ© de tousser assez fort pour les expectorer. Les infections ont donc beaucoup d’emprise sur les poumons emphysĂ©mateux, ce qui aggrave le problème.

Coupe d’un poumon avec emphysème:WikipĂ©dia

poumon_emphyseme

Causes

  • GĂ©nĂ©tique: dĂ©ficience en AAT (alpha anti-trypsine) protĂ©ine qui protège les tissus contre des enzymes produites par des cellules inflammatoires
  • Facteurs prĂ©disposants: cigarette, pollution de l’air, allergènes

SymptĂ´mes

  • DyspnĂ©e augmentĂ©e Ă  l’effort (expiration pĂ©nible et longue  puis au repos)
  • Respiration sifflante
  • Toux chronique
  • Cyanose
  • Thorax en tonneau (respiration haute)
  • Tirage
  • Anorexie (perte pondĂ©rale)
  • Fatigue
  • Hippocratisme digital (dans les stades avancĂ©s)

Échelle de dyspnĂ©e du conseil mĂ©dical MPOC (Ă©valuation de l’incapacitĂ©)

Grade 1  Le patient est essouflĂ© Ă  l’effort vigoureux

Grade 2 Le patient manque de souffle lorsqu’il marche rapidement sur une surface plane ou qu’il monte une lĂ©gère pente

Grade 3  Le patient marche plus lentement que les individus du même âge sur une surface plane ou arrête pour reprendre son souffle

Grade 4  Le patient arrête pour reprendre son souffle après avoir marché 100 m.

Grade 5  Le patient est trop essoufflĂ© pour quitter la maison ou s’essouffle lorsqu’il s’habille.

Traitements

La BPOC ou MPOC est une maladie traitable mais non curable. Une stratégie de prise en charge va améliorer la qualité de vie de la personne sans la guérir.

  • Bronchodilatateurs
  • Antibiotiques lors d’infections
  • CorticostĂ©roĂŻdes (anti-inflammatoires)
  • Oxygène avec prudence (SaO2 trop haute peut entraĂ®ner un arrĂŞt respiratoire, viser +/- 92 %)
  • Rééducation pulmonaire (lèvres pincĂ©es)
  • Vaccination antigrippale (prĂ©vient les exarcerbations
  • ArrĂŞt du tabagisme correspond Ă  l’unique stratĂ©gie pouvant retarder l’Ă©volution de la maladie
  • Petits repas frĂ©quents
  • Hydrater
  • Doser les pĂ©riodes d’activitĂ© et de repos

Autres références sur internet :

 


 




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