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Terminologie reliée au système respiratoire

Acariens : araignées microscopiques qui se nourrissent essentiellement de débris de peau humaine (squames) et vivent dans des endroits douillets, en particulier dans la literie.

Adénocarcinome : cancer né à partir de cellules glandulaires, par exemple celles incluses dans la paroi des petites bronches.

Aérosols : suspension dans un gaz ou dans l’air de particules très fines, solides ou liquides. Les aérosols sont utilisés comme support pour des médicaments qui peuvent pénétrer ainsi par inhalation dans les bronches et les alvéoles pulmonaires. Divers appareils les produisent, fonctionnant par exemple avec des ultrasons ou de l’oxygène.

Air : l’air pur contient environ 78% d’azote, 21% d’oxygène et 1% de gaz rares. L’air que nous respirons contient, outre de la vapeur d’eau et du gaz carbonique, d’autres gaz, des microbes, des particules et bien d’autres impuretés issues ou non de l’activité humaine

Air alvéolaire : air contenu dans les alvéoles pulmonaires. Il contient 78% d’azote (comme l’air extérieur), 16% d’oxygène, 5% de gaz carbonique et de la vapeur d’eau.

Allergènes : substance entraînant une réaction allergique de l’organisme.

Allergie : sensibilité exagérée que développent certaines personnes au contact de substances particulières qui peuvent être respirées (pollens), ingérées ou mises en contact direct avec la peau et les muqueuses.

Amiante : silicate de magnésium et de calcium, fibreux, incombustible, utilisé comme isolant. L’inhalation de fibres microscopiques d’amiante peut entraîner des tumeurs malignes, en particulier de la plèvre (mésothéliome malin).

Analyse des gaz du sang : permet de déterminer la teneur du sang en oxygène et en dioxyde de carbone.

Anticorps : protéine fabriquée spécifiquement par l’organisme pour lutter contre un antigène. Cet antigène est alors fixé pour être ensuite détruit. Les anticorps sont des immunoglobulines. Ils peuvent circuler dans le sang, être présents dans les tissus ou fixés sur certaines cellules.

Antigène : toute substance étrangère à l’organisme capable de provoquer chez lui la formation d’un anticorps. Les antigènes sont généralement des protéines.

Antitussifs : qui lutte contre la toux. Médicament possédant cette propriété.

Alvéoles pulmonaires : culs-de-sac terminaux des ramifications bronchique, formés d’une mince paroi sphérique, renforcées de fibres élastiques. Dans l’épaisseur de cette paroi, les capillaires prennent la forme d’un réseau hexagonal où rampent les globules rouges en voie d’oxygénation. Cette paroi est la zone d’échange des gaz (oxygène et dioxyde de carbone) entre l’air et le sang.

Antibiotiques : les antibiotiques se définissent comme des molécules capables d’inhiber la croissance ou même de tuer les bactéries, sans affecter l’hôte (cellules eucaryotes). Les sources principales d’antibiotiques sont les champignons, mais parfois aussi les bactéries. Il existe également depuis un certain nombre d’années des antibiotiques entièrement synthétiques.

Antigène : substance étrangère à l’organisme capable de susciter une réaction de défense ou une réaction allergique. Il peut s’agir, par exemple, de pollens et d’acariens.

Antihistaminiques : médicaments utilisés pour soigner l’allergie. Il s’oppose aux effets de l’histamine produite lors des réactions allergiques.

Antileucotriènes: médicaments anti-inflammatoires non-stéroïdiens qui agissent par voie orale. Ils bloquent sur la paroi des bronches les récepteurs des leucotriènes qui sont des substances entraînant l’inflammation des bronches.

Apnée : arrêt, volontaire ou non, de la respiration.

Apnée du sommeil : apnée d’une dizaine de secondes ou plus survenant au cours du sommeil en général chez des ronfleurs ayant une surcharge pondérale. Elle est due à la fermeture de l’arrière-gorge. Des apnées du sommeil peuvent résulter d’un trouble de la commande respiratoire.

Asbestose : pneumoconiose due aux poussières d’amiante.

Aspergillose : maladie due au développement d’un champignon, l’aspergillus, dans le poumon ou dans les bronches.

Aspiration bronchique (ou endotrachéale) : technique de désencombrement bronchique consistant à introduire dans la trachée et les bronches une tubulure, ou sonde d’aspiration, par laquelle les sécrétions sont aspirées. La sonde peut être passée par le nez, la bouche ou l’orifice de trachétomie.

Asymptomatique : adjéctif caractérisant une personne ne se plaignant d’aucun symptôme de maladie, ou une maladie présente mais n’entraînant aucun symptôme.

Anticholinergiques : catégorie de médicaments agissant par voie inhalée. Les anticholinergiques sont des bronchodilatateurs. Ils bloquent l’action d’une substance libérée par certains nerfs présents dans les bronches : l’acétylcholine. Celle-ci a pour action de contracter les muscles des bronches et de faire sécréter les glandes de la muqueuse respiratoire.

Anti-inflammatoires : qualifie un moyen, une substance ou un médicament combattant l’inflammation. Les principaux anti-inflammatoires sont l’aspirine, les corticoïdes ou corticostéroïdes et les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS).

Antitussif : médicament qui calme la toux.

Aspergillose : infection due à un champignon, qui se présente généralement chez l’homme sous la forme d’une affection pulmonaire ou cutanée.

Bacille de Koch (ou BK) : bacille de la tuberculose, découvert en 1882 par Robert Koch.

Bactérie : micro-organisme fait d’une seule cellule qui peut se multiplier de façon très rapide lorsque l’environnement est favorable. Cette multiplication peut provoquer une infection.

BCG (bacille Calmette Guérin) : forme atténuée d’un bacille tuberculeux bovin, servant pour la vaccination² contre la tuberculose. Le BCG se fait par vaccination intradermique. Il est obligatoire en France dès l’âge de six ans.

Bêtabloquants : les bêtabloquants sont des médicaments utilisés pour diminuer la pression artérielle, réduire les troubles du rythme cardiaque et ralentir le cœur. Comme leur nom l’indique, ils « bloquent » l’action stimulante de molécules naturellement présentes dans le corps comme l’ adrénaline, en occupant à leur place leur site d’action, les récepteurs « bêta ».

Biopsie : prélèvement d’un fragment d’organe ou de tissu pour en faire une analyse au microscope.

Bradypnée : etymologiquement « respiration lente » ; la bradypnée peut être inspiratoire ou expiratoire selon le temps ralenti.

Bronches : système de tuyaux semblables aux branches d’un arbre dont le tronc serait la trachée. Leur rôle est de conduire l’air extérieur riche en oxygène, aspiré par le nez ou la bouche, vers les alvéoles (inspiration), puis de ramener cet air riche en gaz carbonique vers l’extérieur (expiration). Les impuretés adhèrent au mucus des bronches puis sont évacuées vers la gorge par un système de cils vibratiles qui fonctionne un peu à la manière d’un tapis roulant.

Bronchioles : les plus petites des bronches, d’un diamètre inférieur à 1 mm.

Bronchiolite  : inflammation des petits conduits respiratoires et des alvéoles d’origine virale touchant essentiellement le nourrisson. La maladie se manifeste par une fièvre brutale, une toux et un essoufflement traduisant l’obstruction des bronchioles. Il est parfois difficile de la différencier de l’asthme.

Bronchite chronique : toux et expectoration se prolongeant au moins trois mois pendant au moins deux années consécutives. La bronchite chronique entraîne une réduction de la ventilation et évolue vers l’emphysème et l’insuffisance respiratoire. Elle est principalement liée au tabagisme.

Bronchoconstricteurs : médicaments qui provoquent la diminution de calibre des bronches en favorisant la contraction des muscles qui entourent celles-ci.

Bronchoconstriction : contraction des muscles des petites bronches.

Bronchodilatateurs : qui ouvre les bronches; médicaments ayant pour but d’agrandir le calibre des bronches en faisant se relâcher la contraction des muscles qui entourent celles-ci.

Bronchopathie : toute affection des bronches, quelle que soit sa cause.

Capacité vitale (ou CV) : quantité maximum d’air qu’un sujet peut expirer après une inspiration complète. Elle est dite forcée lorsqu’elle est obtenue à la fin d’une expiration forcée. Sa valeur théorique est de 4 à 6 litres selon le sexe, l’âge et la taille.

Carcinome bronchique (cancer du poumon) : cette tumeur maligne est surtout constatée chez les fumeurs. Il s’agit de la forme de cancer la plus fréquente chez l’homme.

Carrington (maladie de) : appelée aussi pneumonie chronique idiopathique à éosinophiles. Elle se caractérise par l’association de symptômes respiratoires et généraux subaigus ou chroniques, une éosinophilie alvéolaire et des infiltrats pulmonaires. C’est une maladie rare de cause inconuue qui peut survenir à tous âges, mais est plus rare chez l’enfant. Elle est deux fois plus fréquente chez la femme que chez l’homme. Un tiers à une moitié des patients a un passé asthmatique. Le traitement consiste en une corticothérapie orale, souvent de longue durée.

Chimiothérapie : traitement par des substances chimiques. Pour les traitements anti-cancéreux, plusieurs substances agissant différemment sont associées, destinées à détruire ou à empêcher la reproduction de cellules malignes. Ces produits sont toxiques aussi pour les cellules saines, en particulier les trois groupes de cellules sanguines (globules rouges ou hématies, blancs ou leucocytes, plaquettes).

Choc anaphylactique : la plus grave des réactions allergiques, apparaissant en quelques minutes à la suite souvent de l’injection d’un allergène chez un sujet sensibilisé (venin, médicament), parfois avec certains aliments. Il se traduit par une chute de la tension artérielle, de l’œdème, une suffocation, une perte de connaissance. Il est dû à la libération brutale des médiateurs de l’allergie et nécessite un traitement d’urgence comprenant principalement de l’adrénaline.

Cils vibratiles : prolongement cytoplasmique de certaines cellules épithéliales. Ces cils assurent, par leur battement, le déplacement de substances liquides le long de la surgface muqueuse. Ces cils présents notamment au niveau de l’appareil respiratoire (nez, sinus, bronches), des oreilles mais aussi des spermatozoïdes (il s’agit de leur queue appelée “flagelle”.

Corticoïdes : les corticoïdes sont des anti-inflammatoires stéroïdiens (AIS). Ce sont des hormones naturelles synthétisées par des glandes cortico-surrénales. Ils ont une activité hormonale qui concerne les régulations métaboliques organiques, notamment le métabolisme protido glucidique. Ils exercent une action anti-inflammatoire et une action immuno-suppressive.

Corticostéroïdes : médicaments dérivés de la cortisone. Ils sont utilisés pour diminuer l’inflammation des bronches. Ils sont le plus souvent administrés par voie inhalée en traitement régulier. Ils peuvent aussi être utilisés par voie orale ou injectable lors de fortes crises.

Cyanose : coloration bleue sombre des téguments, visible en particulier aux lèvres et aux ongles, liée à une mauvaise épuration des globules rouges du sang.

Cytologie : étude au microscope d’un petit nombre de cellules prélevées par ponction à l’aiguille fine, ou par prise de sang, colorées et étalées sur une lame.

Débit expiratoire de pointe ou DEP (anglais : Peak-flow) : débit maximum d’air atteint lors d’une expiration forcée. La mesure du DEP est utilisée en particulier chez les asthmatiques car il reflète avec exactitude l’ouverture de leurs bronches.

Débit-mètre de pointe (ou peak-flow meter) : appareil qui mesure le débit instantané maximal au cours d’une expiration forcée.

Désensibilisation : traitement visant à faire disparaître les réactions allergiques pour un allergène défini en l’introduisant dans l’organisme à doses calculées et progressives. Elle s’effectue au moyen d’injections sous-cutanées et demande plusieurs années. Il existe des désensibilisations « accélérées » en quelques jours.

Diaphragme : muscle principal de l’inspiration, en forme de coupole (deux coupoles à peu près symétriques ; celle de droite recouvre le foie, celle de gauche est située au-dessus de l’estomac et de la rate) et séparant le thorax de l’abdomen. Sa contraction entraîne son abaissement, attirant l’air dans le thorax comme un piston de seringue : il contribue simultanément à l’élévation des côtes par ses insertions périphériques. Le diaphragme est un muscle puissant qui peut être commandé. Il joue un rôle important dans la maîtrise de la ventilation et aussi dans les efforts du tronc.

Drain : tube de plastique souple et fin utilisé pour le drainage.

Drainage : opération destinée à permettre l’évacuation par écoulement ou aspiration de liquides ou de gaz à l’aide d’un drain ou d’une lame. en kinésithérapie, désencombrement des bronches.

Dysphonie : altération de la voix, ou difficulté à parler.

Dyspnée : difficulté à respirer.

Echographie : examen réalisé avec une source d’ultrasons, ne délivrant aucune irradiation mais dont les résultats ne sont pas toujours fiables et clairs.Embolie pulmonaire : présence d’un obstacle dans la circulation artérielle pulmonaire, le plus souvent un caillot sanguin provenant en général des membres inférieurs. Une embolie pulmonaire se traduit par une dyspnée survenant subitement ou des pincements dans la poitrine.

Emétisant : qui fait vomir. Toux émétisante signifie toux qui déclenche le vomissement.

Emphysème pulmonaire : destruction de zones de parenchyme pulmonaire dont les alvéoles sont distendues puis remplacées par des bulles d’air de taille variable.

Eosinophiles : globules blancs pouvant être identifiés grâce à un colorant particulier : l’éosine. Ces cellules sont, la plupart du temps, retrouvée en quantité plus importantes chez les personnes allergiques.

Epithélioma (ou carcinome) : tumeur cancéreuse.

Erythrocyte (de erythros, rouge) : nom scientifique des globules rouges, cellules du sang également appelées hématies. Les globules rouges sont chargées de transporter l’oxygène dans les tissus grâce au fer contenu dans l’hémoglobine, leur pigment rouge.

Exacerbations : signes cliniques majorés pendant une BPCO, en particulier la toux et les crachats. Ces exacerbations sont dues à une infection des bronches. Elle se traduisent par une expectoration le plus souvent purulente, par une aggravation de l’essoufflement et souvent, mais pas toujours, par de la fièvre.

Expiration : un des deux temps de la respiration (l’autre est l’inspiration). Elle est habituellement automatique. Elle permet de faire sortir l’air contenu dans les poumons vers le milieu extérieur. Cette expiration est généralement passive.

Expectoration : expulsion par la bouche (crachats) des sécrétions produites par les bronches. Ces sécrétions peuvent être fluides, épaisses, claires, infectées, sanglantes etc.

Exploration fonctionnelle respiratoire (EFR) : technique permettant de mesurer la respiration. Elle comprend par exemple la mesure des volumes pulmonaires, des débits aériens ou encore des échanges gazeux avec la mesure des gaz du sang. Ces mesures peuvent se faire au repos, à l’exercice, voire pendant le sommeil.

Fibres d’amiante : substance minérale naturelle, l’amiante ou asbeste est un silicate fibreux. On distingue deux groupes minéralogiques, les serpentines et les amphiboles.

Fibro-aspiration :désencombrement bronchique par aspiration des sécrétions à l’intérieur des bronches à l’aide d’un fibroscope.

Fibrose : altération chronique et progressive du tissu pulmonaire (parenchyme) dont les alvéoles sont enserrées et étouffées par des fibres.

Génétique : science de l’hérédité. La génétique étudie les caractères héréditaires des individus, leur transmission au fil des générations et leurs mutations.

Gaz du sang : La gazométrie ou mesure des gaz respiratoires dans le sang permet d’objectiver la qualité des échanges.

Hémoglobine : molécule constituée de quatre chaînes de globine, une protéine et de quatre molécules d’hème. Elle est présente en grande quantité dans les érythrocytes. Elle sert au transport de l’oxygène et du gaz carbonique dans le sang.

Hématocrite : pourcentage des globules rouges par rapport à la quantité totale du sang.

Hématose : échange des gaz entre l’air et le sang au niveau des alvéoles pulmonaires.

Hémoptysie : crachement de sang provenant des voies respiratoires.

Hémothorax : présence de sang dans l’espace pleural.

Histamine : le plus connu des médiateurs chimiques de l’allergie, dont la libération par les basophiles et les mastocytes provoque de l’Å“dème, une hypersécrétion des muqueuses et un spasme des bronches.

Hyperréactivité bronchique : sensibilité excessive des bronches qui se resserrent sous l’action de certains produits et à des doses n’entraînant normalement aucun effet. L’hyperréactivité caractérise les bronches des asthmatiques, sans être spécifique de l’asthme.

Hyperventilation : ventilation excessive par rapport aux besoins en oxygène de l’organisme.

Hypoxémie : diminution du contenu du sang en oxygène se traduisant par une baisse de la pression partielle en oxygène ou PO2.

Immunosuppresseur : se dit des substances atténuant les réactions immunitaires de l’organisme, par exemple pour empêcher un rejet de greffe.

Insuffisance respiratoire chronique : on parle d’insuffisance respiratoire chronique quand l’apport d’oxygène est insuffisant pour maintenir la vie des organes et différents tissus qui composent l’organisme.

Intubation : mise en place d’une sonde par une narine ou par la bouche jusqu’à la trachée. Elle est utilisée en réanimation pour assurer la liberté des voies aériennes et surtout permettre la ventilation artificielle.

Lobectomie : ablation d’un lobe pulmonaire (le poumon droit a trois lobes, le gauche deux).

Macrophage : cellule d’origine sanguine séjournant dans différents tissus, foie, rate, ganglions, poumon, etc, où elle joue le rôle d’ « éboueur » en digérant les particules étrangères (phagocytose). Les macrophages transmettent en même temps l’information nécessaire à la formation des anticorps.

Médiastin : région anatomique située entre les deux poumons contenant le cÅ“ur et les gros vaisseaux, la trachée et les bronches, et constituant un lieu de passage entre la tête et l’abdomen, pour l’Å“sophage notamment.

Métastases : apparition d’un ou plusieurs foyers morbides (de cellules cancéreuses, d’agents infectieux ou parasitaires) secondaires à un foyer primitif, avec ou sans disparition de ce dernier, et dans des territoires non contigus du point où il évolue.

Monoxyde de carbone : gaz très toxique qui abonde dans la fumée de cigarettes. Il est constitué d’oxygène et de carbone. Il se fixe sur l’hémoglobine et empêche ainsi l’oxygène de s’y fixer, créant une sorte d’asphyxie.

Mucoviscidose : une des maladies héréditaires les plus fréquentes qui dse traduit par une mucosité extrêment épaisse qui obture les bronches et par une dilatation des bronches (bronchectasie). Cette affection est généralement diagnostiquée en bas âge et conduit à une invalidité chez l’adulte en raison d’une diminution progressive de la fonction pulmonaire.

Mucus : substance plutôt visqueuse fabriquée par certaines cellules de l’organisme. Elle tapisse certaines muqueuses telles que celles des bronches ou du nez. Le mucus protège les muqueuses des bronches et fixe les substances inhalées avant d’aider à leur élimination.

Mycose : nom des affections provoquées par des champignons.

Oèdeme : infiltration de sérosité dans les tissus, en ârticulier dans les tissus sous-cutanés et sous-muqueux.

orthopnee: difficulté de respiration qui contraint le sujet à la position assise ou debout.

Oxygénothérapie : traitement consistant à enrichir en oxygène l’air inspiré.

Pleurésie : épanchement liquide dans l’espace pleural, pouvant avoir de nombreuses origines, en particulier tuberculeuse, infectieuse, cancéreuse ou cardiaque.

Plèvre : enveloppe des poumons engainant également le médiastin. Comprend deux feuillets glissant l’un sur l’autre et délimitant une cavité normalement vide. Le feuillet interne appliqué sur le poumon est nommé viséral, le feuillet externe appliqué sur la paroi osseuse et musculaire du thorax est nommé pariétal. Le vide dans la cavité pleurale permet une bonne application des poumons contre la paroi thoracique.

Pneumonectomie : ablation d’un poumon.

Pneumonie : inflammation du tissu pulmonaire qui peut être due à des virus (par exemple, virus de la grippe) ou à des bactéries. La vaccination contre la grippe et les pneumocoques est recommandée en mesure préventive.

Pneumopathie : nom donné aux maladies du poumon en général.

Pneumothorax : entrée d’air dans la cavité pleurale, venant de l’extérieur (après pleuroscopie ou thoracoscopie) ou de l’intérieur du thorax (communication entre une bronche et la cavité pleurale, rupture d’une bulle d’emphysème). Décollant les deux feuillets pleuraux, l’air comprime plus ou moins le poumon qui se trouve partiellement ou totalement écrasé, rétracté (collabé). La gêne respiratoire peut être insignifiante, modérée voire intense nécessitant une aspiration externe par un drain.

Ponction : intervention qui consiste à introduire un trocart, une aiguille ou la pointe d’un bistouri dans une cavité naturelle ou pathologique, pour prélever une partie de son contenu dans un but diagnostique (ponction exploratoire) ou thérapeutique (ponction évacuatrice), ou pour y introduire une substance (médicamant ou produit de contraste).

Pollen : cellules mâles en forme de grains microscopiques destinées à la reproduction des végétaux et que l’on trouve sur les fleurs. La fécondation se fait d’une fleur à l’autre et, pour beaucoup d’espèces, le transport du pollen est assuré par le vent.

Polypnée : respiration rapide et superficielle.

Produit de contraste : substance liquide, en général iodée, injectée dans une veine pendant le passage sous le scanner pour obtenir des images plus précises.

Radiographie : examen qui utilise les rayons X. Son principe consiste à impressionner sur un film radiographique les différences de densité d’un organe. La radiographie permet surtout l’étude du squelette et des articulations, des poumons, de l’abdomen et des seins.

Rhinite : inflammation de la muqueuse nasale.

Rhinorrhée : écoulement de liquide par les narines.

Rhume des foins : allergie fréquente aux pollens, se manifestant par des écoulements nasal et oculaires et des éternuements.

Ronflement : bruit respiratoire du sommeil dû à la mise en vibration du voile du palais. Il se produit chez un sujet dormant sur le dos et dont l’arrière-gorge se rétrécit sous l’effet de la pesanteur.

Sibilances : sifflements apparaissant lors de l’expiration. Ils sont fréquemment perçus à l’auscultation médicale et quelquefois directement par le patient lui-même et par son entourage. Ils évoquent souvent l’asthme.

Surfactant : mince film de liquide tapissant l’intérieur des alvéoles, dont la tension superficielle variable détermine en partie l’élasticité pulmonaire.

Spirométrie : examen réalisé à l’aide d’un spiromètre, appareil de mesure du souffle. Il consiste à souffler le plus fort et le plus vite possible dans l’embout du spiromètre. Cette « expiration forcée » permet de mesurer le volume expiratoire maximum seconde (ou VEMS), c’est-à-dire la quantité d’air expirée le plus rapidement possible pendant une seconde. Cette mesure du VEMS fournit un chiffre qui est ensuite comparé aux valeurs de référence d’un adulte en bonne santé respiratoire, du même âge, du même sexe et de la même taille que le patient.

Tachychardie : accélération du rythme cardiaque par rapport à la normale.

Toux : expulsion brutale de l’air hors de l’arbre bronchique après sa compression dans le thorax. Réflexe ou volontaire, la toux est un moyen puissant de désencombrer l’arbre aérien, mais elle peut constituer aussi un symptôme sans lien avec l’expectoration.

Trachéotomie : opération chirurgicale qui consiste à ouvrir la trachée en l’incisant pour permettre de mieux respirer.

Traitement immunosuppresseur : traitement destiné à combattre les phénomènes de rejet suivant une greffe. Il est indispensable tout au long de la vie de la greffe et comporte l’association de plusieurs médicaments.

Vaccination grippale : la grippe est une maladie infectieuse et contagieuse due à l’influenza. Le vaccin antigrippal est à renouveler tous les ans ; la composition du vaccin n’étant pas la même d’une année sur l’autre. Cette vaccination est recommandée pour les personnes âgées de 65 ans et plus, les personnes immunodéficientes, celles qui souffrent de maladies chroniques et celles qui côtoient des personnes à risque (infirmières…).

VEMS (volume expiratoire maximum seconde) : volume maximum d’air qu’il est possible de souffler en 1 seconde à partir d’une inspiration maximale. Il est égal normalement aux ¾ au moins de la capacité vitale.

Ventilation : renouvellement de l’air dans les poumons, assuré par le soufflet thoracique. On distingue la ventilation externe ou globale, et la ventilation alvéolaire, celle qui contribue effectivement aux échanges gazeux.

Ventilation alvéolaire : part de la ventilation qui parvient effectivement aux alvéoles pulmonaires, par rapport à la ventilation globale qui intéresse l’ensemble des alvéoles et des conduits bronchiques.

Vitesse de sédimentation (VS) : la vitesse de sédimentation globulaire consisdte à chiffrer en 1h, puis en 2h, la vitesse à laquelle les hématies d’un sang (recueilli lors d’une prise de sang) se déposent à l’intérieur d’un tube. La vitesse de sédimentation permet de diagnostiquer un phénomène inflammatoire ou infectieux.

Volume courant : quantité d’air qui entre ou sort des poumons lors d’une respiration de repos. Il est d’environ ½ litre selon les sujets et la fréquence respiratoire.

Volume résiduel : quantité d’air restant dans les poumons à la fin d’une expiration forcée.

Volume expiratoire maximum seconde ou VEMS: appelée également capacité pulmonaire utilisable à l’effort, épreuve de Tiffeneau ou épreuve de l’expiration forcée, il s’agit du volume de gaz rejeté pendant la première seconde d’une expiration forcée. Il est mesuré par la spirométrie.

Références: www.lesouffle.org




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